Les préjugés sur la maison paille ont la vie dure. Depuis les 3 petits cochons, elles ont mauvaise réputation. On les réduit au seul système constructif à ossature alors que les murs peuvent être porteurs. Elles ont offert un toit aux pionniers de l’ouest américain qui les ont inventées. Elles sont portées haut par les auto-constructeurs et autres parangons de l’écoconstruction. Elles vont peut -être bientôt relever le flambeau de l’homologation pour l’accueil du public . Faites donc un fêtu de paille de toutes ces idées reçues !

Vous avez eu les pieds coulés dans le béton dans l’épisode 1. Continuez votre route sur le chemin des matériaux avec l’épisode 2.

Le béton a révolutionné le bâtiment en son temps. Il a permis de passer de l’ère artisannale à l’ère industrialisée dans ce secteur. Il reste un matériau incontournable dans le bâtiment et le génie civil. Dans le cas des maisons individuelles sa prédominance reste réelle même ses parts de marchés sont en baisse constante.

Dans la première partie de la fiche bois nous avons abordé les propriétés intrinsèque du bois et sa disponibilité. Dans cette deuxième partie vous en saurez plus sur les propriétés du bois en tant que matériau de construction : sain à la mise en œuvre et/ou sain à l’usage? Vous aurez une liste complète des applications bois et même un aperçu des chiffres clés de ce marché.

Le bois. Le bois c’est l’arbre - Symbole magnifique s’il en est.
Solide, vivant, majestueux. Incarnation de la puissance de la nature. L’arbre c’est la vie. On hésite presque à le présenter. Pourtant le bois c’est l’arbre qui cache la forêt.

Terre cuite, TC, terracotta, argile, glaise, brique, céramique, tomettes, faïences… Au-delà des mots, il y a un matériau. Simple, naturel et ancestral.

Bois, bambou, brique, terre, béton, adobe, paille, pierre…. Tous les matériaux ne se valent pas.
Certains ont démontré leurs limites voire leur nocivité, l’amiante par exemple. La plupart des matériaux ont des qualités indéniables et des spécificités de mise en œuvre. Mais lesquelles ?

Ce qui est très intéressant dans l’isolation répartie c’est la dynamique du matériau. Une dynamique que paradoxalement on nomme inertie. (Et l’inertie c’est le confort)

À l’instar des isolations par l’intérieur ou par l’extérieur, l’isolation répartie consiste à conserver le bénéfice des dispositifs de chauffage le plus longtemps possible. Sans effet thermos. Avec la performance de l’inertie. Avec le bénéfice des apports bioclimatiques. Avec la même performance à 1, 10, 20, 30 ou 100 ans ….

À l’instar de l’isolation par l’intérieur, l’isolation par l’extérieur consiste à conserver le bénéfice des dispositifs de chauffage et de climatisation le plus longtemps possible. L’effet thermos en moins, la performance et l’inertie en plus.

Le confort d’une maison consiste notamment à maintenir la température intérieure. Le chauffage s’acquitte de cette mission. La climatisation aussi. L’isolation intérieure consiste à conserver le bénéfice des dispositifs de chauffage et de climatisation le plus longtemps possible. C’est exactement le même procédé que celui du thermos.

Aujourd’hui, on se demande à Paris si l’on ne va pas se faire une maison en bambou… C’est fashion, ça paraît développement durable.
Hier on se posait la question différemment. Il n’y avait ni bateaux, ni camions pour acheminer la marchandise alors on faisait avec les moyens du bord en transformant le moins possible le matériau initial. Avant, on faisait du pur développement durable sans le savoir.

On choisit sa maison pour son emplacement, pour son esthétique et bien d’autres raisons. Mais qui se soucie de savoir ce dont sont faits les murs ? Et pourtant, la conception choisie -ou subie - aura un impact fondamental et irréversible sur les performances de la maison : les besoins en chauffage, la qualité de l’air intérieur, la résistance aux ponts thermiques, le confort perçu etc. Entrons au cœur des murs pour en comprendre l’essentiel.

Geoges Montgobert. Cela fait 10 ans que vous vous occupez exclusivement des problèmes d’humidité des maisons & des monuments historiques. Vous comptez pas plus de 350 chantiers d’assèchement de bâtiments et plus de 1000 expertises votre actif. Vous dirigez le cabinet Servimétrie et le bureau d’études humidité du bâtiment : Métriconsult. Vous avez et animé le forum « Salpêtre Humidité et Patrimoine » pendant plusieurs années avant de le fermer dépassé par une demande devenue ingérable … . Merci d’avoir bien voulu répondre à Demain ma maison.

Les bâtiments existent pour y vivre ou y travailler. Pourtant il est établi que certains d’entre eux nous rendent malades. Pour savoir ce qui se trouve derrière ce nom barbare demain ma maison fait le point sur le syndrome de l’habitat malsain ou SBS (Sick Building Syndrome) avec un cas pratique et les meilleures manières de le prévenir.

Abri, nom masculin : Lieu où l’on peut se mettre ou mettre quelque chose à couvert des intempéries, du soleil, du danger, etc.; installation construite à cet effet. Ce qui préserve de quelque mal, ce qui est un refuge, une protection.
À l’abri, à couvert des intempéries, d’un danger ; en sûreté. Le problème c’est que nos maisons abritent aussi quelques indésirables qui compromettent la qualité première du home sweet home : la protection de ses occupants.

La maison peut avoir mille talents. Sa qualité primordiale est, et reste, de nous protéger. D’ailleurs une personne qui n’a pas de logement/maison est un « sans-abri ». On se rappelle de cette vertu protectrice pour désigner ceux qui n’en n’ont pas. Mais on oublie trop souvent cette fonction de sûreté quand il s’agit de choisir la sienne….
Beaucoup de logements, par leur conception et/leur construction ne mettent pas leurs habitants à l’abri. Nos comportements à l’intérieur des maisons créent des nuisances pour notre santé que nous ne soupçonnons pas. Pourtant les règles existent car nous passons environ 90% de notre temps à l’intérieur des bâtiments !

Contrairement à BBC, Minergie ou NF labels évoqués dans les autres posts HQE n’est ni un label ni une norme. C’est une démarche. Démarche - comme son nom l’indique - dit comment ça doit marcher pour être dans les clous. Doit-on on suivre les bandes blanches ? Oui disons plutôt les bandes vertes ! Avec 14 lignes indicatives à respecter depuis l’élaboration du bâtiment mais également à la vie qui se déroule à l’intérieur. Un petit post pur HQE pour démêler le vrai du faux.

Les labels c’est rassurant mais il faut un juge de paix pour trier le bon grain de l’ivraie. Identifions ici quelques acteurs référents dans cette vaste entreprise.

Ah ! Vous croyiez pouvoir obtenir votre UV en Normes et Labels en 1 post. Détrompez vous ! On est en 2009, pas en 68. Il vous faudra plus que quelques pavés pour décrocher les diplômes, la lune et votre maison de demain. Promis ça fait pas mal. Alors je rappelle le sujet la thématique : Les labels. Ce qu’ils désignent, ce qu’ils omettent et qui les décerne ?