Toits verts pour cordons bleus

La cuisine a le vent en poupe. Chacun désire sans doute un diner presque parfait et un top chef dans sa cuisine. Qui parle de cuisine s’intéresse aux ingrédients. Leur provenance. Leur qualité. Leur fraicheur. Les plus Grands montrent le chemin.

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Rose Pierre de ronsard

Marc Veyrat est de ceux qui ont ouvert la voie du végétal. Pierre Gagnaire a donné aux légumes leurs lettres de noblesse. Joel Robuchon nous apprend que certains soirs dans son établissement de Las Vegas 20 à 30 % de la clientèle est végétarienne.

 Les légumes tiennent désormais le haut du pavé et s’invitent sur le toit.

Ronsard allait voir si la rose qui ce matin avait éclos n’avait point perdu le soir venu les plis de sa robe pourprée. Et se désolait qu’une telle fleur ne dure que du matin jusques au soir.  Il en est des légumes comme des roses. Leurs saveurs se fanent avec le temps. Si peu de temps. Il faudrait pouvoirs passer légumes et aromates du potager à l’assiette.

Pour cela il faudrait « construire les villes à la campagne ». Alphonse serait surpris de voir que finalement c’est l’inverse qui est entrain se produire. Construire la campagne à la ville pour purifier l’air, nourrir les abeilles et cuisiner maison.

Cuisiner maison. Le mot n’a jamais été aussi juste.

Les élèves de l’école le Cordon bleu vont cultiver leur potager sur le toit terrasse de Beaugrenelle aménagé à cet effet.800 m2 de potager en toiture, à Paris face à la Seine.

Les calories des hottes remontent chauffer le potager, les légumes descendent en cuisine, les épluchèrent remontent au potager pour être compostées et retourner aux légumes. »Rien ne se perd tout se transforme. » Les légumes sont exempts des pesticides habituels des campagnes et améliorent la qualité de l’air en ville. On peut raisonnablement douter que Asafumi Yamashita approuve la qualité des choux et aromates qui auront poussé sur ce substrat léger. Mais, il n’aurait pas non plus livré ses joyaux aux mains des padawans.

Les toits-terrasses des immeubles sont des verrues architecturales. Quand on parle des « toits de Paris ». Personne n’a en tête ces no man land goudronnés, engravillonnés, entrepôts de fortune aux climatiseurs et autres joyeusetés. Ni à Paris, ni ailleurs.

Couvrez ces toits que nous ne saurions voir sous des pluies de jardins suspendus !

 

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