Amélie tombe le masque … ou comment un bâtiment vous change la vie.
Amélie a subi son appartement. Elle change de vie et de lieu de vie. Et sa vie change aussi. Difficile d’établir le lien de cause à effet. Demain ma maison décrypte l’envers du décor. Le poids des maux, le choc environnemental.

Amélie rate ses examens. Finalement ce n’était peut-être pas sa voie. Elle rend son appart et rentre chez ses parents. Tous ces bobos et fatigues diverses rentrent gentiment dans l’ordre. Ses parents sont rassurés. Elle filait un mauvais coton. Cet envol c’était trop tôt.
Amélie souffrait du syndrome de l’Habitat malsain. Personne n’avait plus établir ce lien. Car Amélie n’avait même pas imaginé consulter à ce sujet. Les symptômes ont disparu avec le retour à un environnement sain.
Cet empoisonnement croisé lié à l’habitat était pour le moins vicieux.
Si l’histoire d’Amélie est purement fictive toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé n’est pas purement fortuite. Ce syndrome est sournois. Il est connu et reconnu mais inconnu du grand public.
Il est donc utile que chacun d’entre nous comprenions à quel point les matériaux sont « émissifs ». Il est important que chacun sache combien la qualité des matériaux influence le bien-être ressenti et la santé.
Au cours des années 70-80 allemands ont établi le lien entre la santé et les matériaux. Ils ont posé à ce moment là les bases de la bio construction.
Votre maison c’est votre environnement immédiat.
Les matériaux de la maison sont ce qui pèsent le plus sur votre confort, votre bien-être et donc votre santé. A vous de vous entourer de la couche la mieux adaptée. Il faut penser les murs en même temps que l’isolant, la ventilation, le mode de chauffage et la toiture. C’est la combinaison de l’ensemble qui rend la maison bonne pour votre santé et bonne pour la planète. Si vous allez courir le marathon avec un Kway même si vous avez un cœur d’athlète et les meilleures chaussures du monde vous allez beaucoup souffrir.
La maison est une enveloppe il faut choisir les matériaux qui la composent aussi intelligemment que vos vêtements pour l’usage que vous en ferez…
Petit résumé des bonnes pratiques.
Les matériaux doivent être :
• Le plus naturel possible. Comprendre le moins d’ajouts de matériaux de synthèse, qui c’est prouvé, font perdre une partie des propriétés initiales. Et se révèle parfois toxique. Le bois est un matériaux magnifique de naturalité quand il provient de forêts gérées. Attention aussi aux traitements chimiques qu’il reçoit et à la présence de colles. La colle c’est pas du bois et c’est émissif.
• Laisser respirer les parois. Le mouvement c’est la vie. L’air, l’eau, et toutes les particules contenues doivent circuler. Évitez de mettre un kway sur votre maison. Elle doit être étanche certes mais respirante.
• Attention aux émanations toxiques (produits chimiques, radioactivité naturelle de la terre /radon, dégradation, …). Si vous faites entrer les poisons à la maison. Ils vous empoisonneront. Pour Amélie le formaldéhyde des meubles, aux émissions de peinture et de tabac couplés à une mauvaise ventilation et l’ont conduit à une surexposition et donc à développer un syndrome de l’habitat malsain.
• Attention aux nuisances électriques et électromagnétiques des matériaux. Certains matériaux sont plus conducteurs que d’autres.
• Aspect écologique : matière non polluante, renouvelable, biodégradable ou recyclable et économique à l’usage. Il faut regarder de près les performances thermiques et comparer les produits entre eux. Et concevoir une isolation compatible.
Amélie est retournée chez ses parents qui ont une maison en vieilles pierres. Les fenêtres sont anciennes et laissent filtrer l’air (et malheureusement les calories aussi). Les meubles de famille sont en bois massif non émissif. La déco un peu rétro est à la chaux… Amélie en retournant chez ses parents a supprimé la source de son syndrome de l’habitat malsain. Elle est en pleine forme. La sensation de confort et de bien-être est un indicateur que nous oublions trop souvent. Ne pas se sentir bien un système d’alarme dont la sirène doit résonner et nous faire raisonner. Espérons qu’Amélie lira ce post et pensera l’habitat différemment lors de sa prochaine installation…. Et vous ?
3 Commentaires sur “Amélie tombe le masque … ou comment un bâtiment vous change la vie.”
Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) recommande une réduction de l’exposition au formaldéhyde, un polluant de l’air intérieur, avec l’application de la valeur repère de 10 microgrammes par m3 d’ici la fin 2019 dans les bâtiments existants et d’ici 2012 dans le neuf.
Classé cancérogène, le formaldéhyde est un irritant de l’appareil respiratoire et des yeux. On en trouve dans les produits de bricolage, d’entretien, les revêtements de murs, les sols et meubles, les plastiques.
Selon les données de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur, ses concentrations excèdent 10 microgrammes par m3 dans 87% des logements français et 30 microgrammes dans 22% des cas.
“La mise à disposition, déjà aujourd’hui, de produits de construction, d’ameublement ou d’entretien à teneur réduite en formaldéhyde, voire sans formaldéhyde, permet de réduire les émissions”, indique le HSCP lundi* dans un communiqué. ”
(*lundi 16 novembre 2009)
lire l’avis : http://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapports?ae=avisrapports&menu=09