L’isolation repartie : oubliez tous vos repères. Think different.
À l’instar des isolations par l’intérieur ou par l’extérieur, l’isolation répartie consiste à conserver le bénéfice des dispositifs de chauffage le plus longtemps possible. Sans effet thermos. Avec la performance de l’inertie. Avec le bénéfice des apports bioclimatiques. Avec la même performance à 1, 10, 20, 30 ou 100 ans ….

Le retour en force des maisons paille est l’exemple. Parmi les dispositifs industrialisés et labellisés par le CSTB, l’icône de l’isolation répartie c’est le monomur.
Comme nom ne l’indique pas, le MONOMUR a deux fonctions :
- isolation
- climatisation.
>>> Le Monomur fonctionne comme un double mur.
La face extérieure est chargée de l’isolation. La face intérieure est chargée du confort/climatisation naturelle (grâce au principe de l’inertie).
Le Monomur épisode 1 : La fonction isolation
L’isolation avec un monomur consiste non pas à ajouter de l’isolant dehors ou dedans, mais à l’emprisonner au cœur du matériau. C’est pour cela que ce système constructif est nommé « isolation répartie ». En clair, le matériau de structure est le matériau porteur et en même temps le matériau isolant. L’isolation répartie c’est le concept même du 2 en 1. Et 2 en 1, ça explique le maintient des performances dans le temps. Les isolants ont une durée de vie limitée. Ils doivent être remplacés à 10, 20 ou 30 ans tandis que la terre cuite par exemple est inaltérable.
Comment fonctionne le système à isolation répartie ?
Un simple vitrage remplit sa fonction de fenêtre avec une performance thermique déplorable. Un double vitrage, un triple vitrage remplit toujours sa fonction fenêtre, mais elle devient aussi isolante. Dans l’isolation répartie comme dans la fenêtre, l’air immobile est isolant. Comme pour le monomur, il est emprisonné au cœur du matériau.
- Les premiers exemples de ce mode constructif sont anciens avec la construction en terre crue. D’ailleurs, au Sud du Portugal, les constructions en terre crue connaissent un regain important (pdf).
- La pierre ponce disponible et utilisée dans les régions volcaniques est un autre exemple
- Dans les années 90 on a vu apparaître les briques dites Monomur. Le Monomur c’est ce fameux 2 en 1. Une brique Monomur et 2 enduits. Un procédé simplifié et efficace.
Le Monomur était une véritable révolution technologique.
D’ailleurs l’expression « Monomur » est devenue si courante aujourd’hui qu’elle est devenue un nom générique. On dit un Monomur comme un Frigo pour les réfrigérateurs. Or, comme pour les Frigos, tous les Monomurs ne sont pas identiques.
Il y a des monomurs terre cuite, des monomurs béton, des monomurs pierre ponce.
Le monomur terre cuite est faite à partir d’argile naturelle, et l’air est emprisonné dans des alvéoles, fruit d’années de recherches en RD sur la conductivité.
L’isolation du monomur en terre cuite est la combinaison :
- Du réseau d’alvéoles. Il emprisonne de l’air immobile selon le même principe que le double vitrage)
- De l’architecture alvéolaire du monomur. Elle rallonge de façon considérable le cheminement des déperditions.
- Du matériau lui-même. La terre cuite qui une bonne conductivité thermique
Le Monomur béton est fait à partir de ciment et l’air est emprisonné dans des vacuoles (minuscules bulles d’air comme dans la mousse).
Le monomur pierre ponce reconstituée utilise de la roche volcanique (mousse) + des alvéoles.
Le matériau (terre cuite, béton, roche volcanique…) du monumur apporte ses spécificités. Mais tous les monomurs ont, en plus de l’isolation, en commun la « fonction climatisation naturelle ». (bientôt la suite ici)
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