La fin du crédit à bas prix : rush hour !

Crédit bas et marché bas, telle était l’équation immobilière depuis 2013. Inversion de cette tendance baissière en 2016. Les taux vont remonter, le marché reprend des couleurs. Les acheteurs sont dans les starting blocks. La course est lancée !

 

ligne d arrive La fin du crédit à bas prix : rush hour !

 

 

Les transactions immobilières sont à leur au plus haut niveau depuis 10 ans.

838.000 biens immobiliers ont été cédés entre les mois de septembre 2015 et 2016, soit 11% de plus que l’année dernière. Ces taux historiquement bas ont dopé les emprunteurs.

 

La demande de biens augmente nettement et, par voie de conséquence, les prix de l’immobilier aussi.

Le prix des maisons progresse plus vite en régions (+2,1%) qu’en Ile-de-France (+1,2%). Pour les appartements, c’est l’inverse avec notamment une flambée des m2 à Paris intramuros. En moyenne, le cours du m2 parisien devrait s’établir autour de 8 490 euros : niveau encore jamais atteint. Si les prix flambent à Paris, c’est plus raisonnable ailleurs.

 

La hausse des taux est annoncée

Ce sont les banques centrales qui fixent indirectement le loyer de l’argent et les prix du refinancement. On observe une nette remontée des OAT à 10 ans qui sont passés de moins de 0,3% il y a deux mois à près de 0,9%.

Pour ceux qui restent insensible aux charmes de la macroéconomie, il suffit de retenir que les taux de crédits s’afficheront désormais la hausse.

 

Chronique d’un effet  pervers : hausse des taux + hausse des prix

 

Après trois années moroses, le marché accélère un grand coup. Les ménages ont attendu le point bas de l’emprunt pour passer du projet à la concrétisation. Il y a aujourd’hui un effet de rattrapage. Les négociations sur les prix sont moindres, les délais de vente sont plus courts. On comprend l’attentisme des ménages, cette stratégie leur a permis d’acheter plus grand. En effet, selon Crédit Logement entre octobre 2015 et octobre 2016, la baisse des taux a représenté l’équivalent d’une baisse des prix de l’immobilier de 7,5%, .

 

Mais, en cette fin 2016 la martingale n’a plus cours. Le marché vient de franchir un cap décisif. Après des années de baisse des taux chacun sait désormais qu’attendre d’acheter c’est se priver d’un taux favorable. Les biens de qualité vont s’arracher pendant quelques mois. La remontée des taux corrélée à une remontée des prix annonce une course inédite contre la montre pour remporter le bien idéal.

 

Commenter cet article